SEMAINE DU RYTHME CARDIAQUE

Time is life

La BeHRA (Belgian Heart Rhythm Association), filiale de la société belge de cardiologie, organise chaque année des sessions de sensibilisation destinées au grand public et un grand congrès international dédié aux troubles du rythme cardiaque (étiologie, diagnostique et traitement).

Cette année, le thème est la réanimation cardiaque avec pour titre « quelques minutes pour ressusciter ! ».

Arrêt cardiaque

On dénombre 10000 à 15000 victimes par an en Belgique. L’arrêt cardiaque est lié soit à l’arrêt de l’activité électrique et mécanique du cœur ou mécanique seule. Dans ce cas, les différentes cellules du muscle cardiaque se contractent de façon anarchique non harmonieuse, ce qui donne au cœur l’apparence d’être à l’arrêt. Dans les deux cas, la circulation du sang dans le corps est à l’arrêt.

Ceci est à distinguer de ce qu’on appelle communément la crise cardiaque qui résulte de l’arrêt de la circulation dans une artère du cœur suite à un thrombus (caillot de sang), ce qui engendre un infarctus du myocarde (cause la plus fréquente de l’arrêt cardiaque).

Les facteurs de risque pour l’infarctus du myocarde sont :

  • Tabac,
  • diabète,
  • obésité,
  • hypertension artérielle,
  • cholestérol,
  • sédentarité.

Que faire en cas d’arrêt cardiaque :

Ne rien faire est quasi synonyme du décès du patient. Par contre, faire quelque chose c’est donner une chance à la victime de s’en sortir vivante et espérons-le, sans séquelles. L’apprentissage des manœuvres de réanimation doit être généralisée à toute la population pour que chacun se sente en sécurité où qu’il soit.

Les défibrillateurs automatiques doivent également être généralisés dans tous les lieux publics avec une signalisation claire.

Agir vite :

Sans intervention rapide, seules 5 à 10% des victimes d’arrêt cardiaque survivent. Agir vite, c’est donc augmenter les chances de survie avec le moins de séquelles possible. Rappelons que le cerveau est un organe sensible, grand consommateur d’oxygène. Il sera le premier à souffrir de cet arrêt cardiaque. On considère qu’au delà de 9 à 10 minutes d’arrêt, les séquelles sont irréversibles.

La chaine de survie consiste en :

  • Approcher la victime en sécurité,
  • vérifier l’état de conscience, si la victime est inconsciente : appeler à l’aide,
  • libérer les voies respiratoires,
  • composer le 112,
  • commencer la réanimation le plus vite possible par 30 compressions thoraciques suivies de 2 ventilations,
  • placer le défibrillateur et suivre les instructions,
  • soins spécialisées (à l’hôpital).

Nous avons prévu deux sessions le jeudi 31 mai. Chaque session commence par un rappel théorique basé sur les recommandations de la Société Européenne et Belge de Réanimation puis nous vous proposerons des exercices pratiques avec l’utilisation du défibrillateur.   

Adresse du centre